Rappel historique
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Pour les musiciens le syndicalisme et l’action sociale datent de 1901 avec la création de la Chambre syndicale des artistes musiciens de Paris par Gustave Charpentier 15 ans après la loi légalisant les syndicats professionnels ouvriers et patronaux à l’initiative de Waldeck-Rousseau.

La Chambre Syndicale des Artistes Musiciens adhéra à la Cgt en 1902.

Nous vous invitons à consulter ces documents relatant d’une part l’histoire de la Cgt et l’histoire de la Fédération du spectacle et de ses syndicats dont le Snam.

A sa fondation en 1901, la Chambre Syndicale des Artistes Musiciens de Paris admettait sans restriction quiconque se déclarant musicien. A l’instar de leurs homologues anglo-saxons il impliquait l’assimilation de musiciens de toutes qualités. Exclure les musiciens d’une certaine catégorie, c’était rendre impossible l’imposition d’un salaire minimum, et se priver d’une unité indispensable en cas de grève.

Cette stratégie d’ouverture se combinait avec une discipline observée par pratiquement tous les syndicats de musiciens.

Les interdits envers certains lieux de travail étant scrupuleusement observés, il n’y avait que très peu de lieux où les tarifs syndicaux n’étaient pas respectés.

Extrait des statuts du syndicat de Metz 1932
extrait du Courrier de l’orchestre - 1934

Le délégué et l’inspecteur syndical avait entre autre la charge de veiller au bon respect des interdits, au final pour une certaine efficacité : la plupart des musiciens étaient membres d’un syndicat.
L’obligation de syndicalisation ne fermait pas le marché du travail car en s’ouvrant à tous ceux qui se déclaraient musiciens, il permit par cette solidarité sans failles une activité sans concurrence déloyale et une bonne hétérogénéité sociale. Des tensions existaient déjà, notamment avec la Fédération Nationale des Musiciens Français de Camille Saint-Saëns qui accusait avant 1914 la Chambre Syndicale des Musiciens de Paris de Gustave Charpentier d’être une organisation « d’anarcho-dreyfusards »...

Les règles de la représentativité syndicale
Depuis l’arrêté de 1966 définissant les 5 confédérations (CGT, CFDT, FO, CFTC et CGC) comme représentatives, ont donné le ton sur ce qu’est le cadre légal des syndicats.
Depuis cette date, seules ces cinq confédérations étaient admises à la table des négociations. Ce qui signifie que tous les syndicats non affiliés à l’une de ces confédérations n’avaient pas le pouvoir d’agir sur la loi et les règles du travail dans le cadre des négociations. Ces règles de représentativités et de validations des accords ont été modifiées. Cela a donné lieu à un texte de loi qui reprend en grande partie les orientations Cgt en terme de démocratie sociale. Les nouvelles règles de représentativité des syndicats sont aujourd’hui prescrites dans la LOI n° 2008-789 du 20 août 2008 portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail.

Les organisations syndicales se déclarant autonomes sont légales mais de fait, représentent des coquilles vides incapables d’agir, sinon en descendant dans la rue, ce qui ne suffit guère pour négocier du droit positif bénéficiant aux salariés. Par conséquence, les organisations autonomes prétendant agir dans les instances nationales de négociation ou le faisant croire sont de fait contre-productives, dispersant des salariés dans des actions souvent vaines, ou pire, illégitimes.

Le syndicalisme en Ile de France a connu au début des années 2000 une période mouvementée, conséquence d’un conflit d’intérêts qui a conduit à une scission. À partir de mars 2001, certains dirigeants du syndicat de Paris (SAMUP) ont mené une action pour désaffilier ce syndicat régional de toute appartenance aux instances fédérales de la CGT. Un certain nombre d’adhérents de ce syndicat ont alors constitué un syndicat régional ayant pour but de rester fidèle aux objectifs que la CGT a toujours défendus. Le SDAMP-CGT est donc le syndicat de la continuité au sein de la CGT. De son côté et par la seule volonté de ses dirigeants actuels, le SAMUP est devenu un syndicat non confédéré et autonome et ne peut à ce jour plus être admis dans les instances nationales de négociation, de concertation et de gestion.

Désormais les nouvelles règles de représentativité sont appelées à modifier l’histoire du syndicalisme français : veillons à ce que ce soit vers une plus grande justice sociale.

le site de la CGT


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